Là-bas, si loin de toi (chanson)

Là-bas au loin Là-bas au loin si loin…  De moi de toi  Nos images mises au point  Se renvoient des pourquoi            Nos amours nous manquent  Nos baisers si tendres  Dans nos habitudes  Redevenons amants  Sous ton gros pull de laine  Belle tu rayonnes  Flotte ton haleine  Ton prénom résonne  Tes joues de porcelaine   Tremblent sous la rosée   Chantant le requiem  De notre amour blessé  Nos paroles comme un chant  Dans nos vies plus que sages...
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Amertume (chanson)

Amertume. Mon cœur étouffe dans son costume Je lui demande de se taire Qu’il prenne le temps de se fondre dans ma raison S’enfuir à l’aube et sous la pluie Les mains levées au ciel Je me sens si seul innocent debout sous les cieux Les arbres se plient les oiseaux à tire-d’aile S’envolent effrayés par la rumeur Comment attirer l’amour et son cortège Dans notre vie et dans notre cœur   Que demander à ma courte vie Peux-tu noyer la rancœur ? Voguer sur les ...
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Planète bleue (chanson)

(Chanson que vous pouvez écouter sur le site) Que font tous ces gens dans la rue ? Levant le nez au ciel Que font les oiseaux dans l’azur Se tenant par leurs ailes Notre planète sans nuage Beau souvenir de l’eau Ou sont donc les rois mages ? Joyeux imprésarios !   Ou vont donc tous ces grands enfants ? Se tenant par la main Et les pétales dans le vent Des fleurs de nos jardins Notre planète sans rire Souvenir des humains Ou sont donc les zéphy...
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Le pays perdu

Le pays perdu Le soleil aux doigts de sang Brise l’horizon bleuté du djebel Les nuages qui filent dans le vent Saignent dans mon cœur rebelle. La grande bleue belle et farouche Se meut mollement au gré du temps Les oiseaux de mer qu’un bruit effarouche Gonflent leurs immenses ailes à l’orient. Le blanc minaret et le clocher pointu Pointent leur flèche dans le ciel N’étant pas seuls éperdus Dans cette terre couleur miel. La chemise et la djellaba blanches ...
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Le mas de la Tuilerie

   L’Amalthée avait accosté dans le port de Marseille, quai de la Joliette. En cette fin juin, le ciel était pesant, comme s’il avait envie de pleurer sur ce qu’il découvrait dans la rade. Antoinette, ses enfants et les autres passagers débarquaient presque tranquillement du bateau qui venait de faire la traversée depuis Alger.    Le bourdonnement, fait des mille bruits du lieu de travail qu’était le port, se trouva avalé par un grondement qui enflait, ress...
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Sous la lune et en plein soleil

La Grande Bleue engloutit les ultimes rayons du disque solaire, là-bas, derrière l’horizon. Une poignée de minutes après vingt heures à l’horloge de l’église Saint-Jean-Baptiste qui vient de sonner. Un chien aboie. Deux autres se battent. Leurs jappements de colère déchirent le silence de la nuit, puis se diluent de loin en loin. La lune déjà pleine, couleur métal, dispense la brillance reçue du fond de l’univers à toute la terre. Quelques constellations surgissent de la pénombre et les ét...
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Commentaires sur La Ménagère rouge

Le 2/02/2022 (message internet) Cher William, Je viens de refermer ce magnifique récit et voilà, je te transmets mon ressenti à chaud ! Tes mots sont d’une puissance évocatrice incroyable : j’ai réellement partagé avec ta famille et tes proches tous les moments que tu détailles si bien. Tes descriptions poétiques sont touchantes et tes explications historiques m’ont appris beaucoup de choses que je connaissais superficiellement. C’est un véritable hommage à tes ancêtres et à ceux de beauc...
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Méditation le long de l’étang….

Le long des bords de l’étang commencent à fleurir comme les colchiques dans les près, des tags (dessins ? graffitis ? œuvres d’art ?). Les blocs de pierre et rochers sont bien pratiques et à bonne hauteur pour peinturlurer de couleurs vives son prénom. Peut-être pour laisser au temps qui vient un peu de soi-même ? Un peu de sa personnalité ? Ou simplement marquer de son empreinte anonyme une pierre qui n’a rien demandé à personne. Peut-être même ces jets de peinture ont tué des micro-organismes...
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Extrait Chapitre VII Vie quotidienne à Mostaganem

Notre immeuble abritait des familles dont les épouses n’exerçaient aucune activité professionnelle. Résolution féminine ou contrainte de la société coloniale ? Seuls les maris et les jeunes adultes possédaient un emploi, soit sur le port ou dans les entreprises de transports et de construction, soit dans les administrations et dans tous les autres secteurs d’activité pourvoyeurs de postes. La gent féminine dans les années soixante était confinée aux tâches ménagères et à l’éducation des en...
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Extrait Chapitre I La nuit en balancelle

La proue surélevée de la balancelle semblait fendre la ligne d’horizon couleur grenade orangée, comme la lame acérée d’un couteau, un fruit mûr. La grand-voile gonflée par les vents poussait le bateau dans la bonne direction et claquait fortement quand le capitaine donnait des coups de barre maintenant le cap ou pour éviter les vagues qui frappaient la coque sans ménagement. Suite au transbordement dans la balancelle gréée pour le transport de marchandises ou la pêche en haute mer, la famil...
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